le mystère s'épaissit ! (6ème épisode)

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Les registres de recensements de la population, lorsqu'ils sont bien remplis, apportent de nombreuses informations.

- en 1851 François Michaud et Jeanne Louise Daligand habitent dans la ferme de Montagrin avec leur fils Pierre, 1 an. François est jardinier.

- en 1856, ils habitent à Montcenis, 1 rue de l'église. François est voiturier c'est-à-dire transporteur de matériaux dans une charrette à chevaux. 2 enfants : Pierre et Marie.

- en 1861, on les retrouve 18 rue de l'église. François est marchand.

- en 1872, ils habitent au Creusot, 15 rue de l'église (la maison a aujourd'hui disparu). François est marchand fruitier. Un autre enfant est né, Claude, en 1867.

Je voudrais maintenant savoir à quel moment mon grand-père a été confié à son arrière- grand-mère.

J'envoie mon ami dijonnais à l'Evêché pour chercher l'acte de baptême.

sur lequel on lit :

le 1ier mai 1878 a été baptisé Alphonse Jean Baptiste (!) fils légitime de Alphonse Agricol Jard (!) et Marie Michaud son épouse.

Les parrain et marraine sont des voisins commerçants ne sachant pas signer.

Curieux ces changements de prénoms ! je rappelle que mon grand-père s'appelle Alphonse Agricol et son père Louis Claude.

Dans le recensement de 1891 à Beaune il n'y a plus de Jard. Louis et ses parents vivent maintenant à Verdun-sur-le-Doubs. On les y retrouve dans les recensements de 1891, 1896, 1901 et 1906 à différentes adresses.

En 1909, le père, Agricol Antoine décède, en 1911 c'est le tour de Catherine Moulard.

J'ai une photo de Louis (indiqué par une petite croix) pendant la guerre 1914-1918 à l'Hospice de Verdun sur le Doubs.

Je n'ai jamais trouvé trace de son décès !

Le frère de Marie, Claude né en 1867 est "monté à Paris" et s'y est marié en 1899, comme il est indiqué en marge de son acte de naissance. C'est peut-être chez lui que Marie s'est réfugiée car nous avons découvert qu'elle avait demandé une séparation de corps le 20 décembre 1878 (le divorce supprimé depuis 1816 par la loi Bonald n'a été rétabli qu'en 1884, il était considéré comme un poison révolutionnaire), soit 8 mois après la naissance de son fils .

Vous en savez autant que moi maintenant.

Les questions que je me pose encore :

- pour quelle raison la famille Jard a fait le voyage d'Avignon à Beaune ?

- comment Marie et Louis se sont-ils rencontrés et pourquoi se sont-ils mariés ?

- Qu'est devenue Marie à la fin de sa vie ?

Retrouver les traces d'une femme à Paris est un vrai parcours du combattant : pas de listes électorales ni de conscription, pas de recensement avant 1936.

Ah, j'oubliais de vous dire au sujet de la séparation de corps : j'ai le numéro du dossier mais celui-ci a disparu...

Alphonse, Eugénie et leur fille quittèrent Paris en 1922 pour Rozoy-sur-Serre où mon grand-père se remettait de ses blessures de guerre. Puis ils emménagèrent à Reims.

En 1951, mes parents vinrent s'installer près de Perpignan où je suis née. Eugénie et Alphonse les ont suivis.

Le fait d'avoir mis mon arbre en ligne sur Géneanet m'a permis d'être contactée par deux cousins dont j'ignorais l'existence, descendants comme moi de Françoise Daligand (j'espère que vous suivez !).

j'ai ainsi retrouvé Irene Daligand, une cousine argentine dont le grand-père avait émigré en 1886 et avec qui je communique régulièrement sur Facebook.

Mais ce n'est pas fini, j'ai encore une belle galerie d'ancêtres....

Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle aventure et quelques intermèdes.

l'hospice de Verdun-sur-le-Doubs

l'hospice de Verdun-sur-le-Doubs

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juliette 12/07/2014 19:17

peux-tu insérer un arbre généalogique simplifié auquel on puisse se reporter quand on est perdu ?
Merci !