Un petit tour au marché !

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Un petit tour au marché !

Le marché Beauvau, Place d’Aligre dans le 12è arrondissement

 

En 1776, Jean-François Chomel de Seriville achète, aux religieuses de l’Abbaye Saint-Antoine, un terrain avec l’intention d’y faire construire un marché pour les habitants du quartier. (Voir en annexe le plan de Verniquet de 1776)

La construction de ce marché couvert sera confiée à Samson-Nicolas Lenoir. Le chantier sera achevé en 1779 et portera le nom de « Marché Saint-Antoine » puis celui de « Marché Lenoir » enfin celui de « Beauvau » en l’honneur de Gabrielle-Charlotte de Beauvau, dernière abbesse de Saint-Antoine des Champs.

En 1834, le marché est régi par la Mairie de Paris lui procurant un revenu de 17 383 francs.

Démoli, il est reconstruit en 1843 par Marc-Gabriel Jolivet, architecte de la ville de Paris. Un lavoir jouxtant le marché est ajouté, 9 rue de Cotte.

  Ce marché a longtemps été le deuxième marché de producteurs de Paris après celui des Halles.

Dans le calepin de 1862, le marché est décrit comme suit :

« Au milieu, bâtiment élevé de simple rez-de-chaussée à usage de bureaux pour l’inspecteur et le receveur, de corps de garde et logement du gardien.

A droite, sur la Place, grand hangar de 13 travées en longueur et 7 en largeur, clos de grilles, dalles, piliers en pierre et couvert de tuiles.

A gauche, marché à découvert dit sur le carreau.

2 places pour la charcuterie à 1f par jour,

8 places pour la boucherie à 1f50 par jour,

184 places ordinaires à 0f25. »

Cette halle est de 1770 m2 environ. C’est le marché sous abris.

On y trouve le marché à la verdure où se placent les fruitiers, les marchands de légumes, les marchands de beurre, ceux de fromages, les revendeurs de pains et les marchands de volailles.

Ensuite les bouchers, charcutiers et tripiers.

Sur la Place d’Aligre (du nom d’Etienne François d’Aligre, premier président du Parlement de Paris) se trouve le marché « sur le carreau » de 2500m2 environ.

C’est le domaine de l’occasion : vieux linges, vieux habits, vieux chiffons, tissus grossiers, chaussons en lisières, bottes remontées, galoches, coiffes de femmes, casquettes, rognures de draps...on y trouve aussi de la mercerie, des revendeurs à la toilette, de la bimbeloterie, des articles de ménage, des vieux ustensiles, de la faïence au détail et de la poterie de terre et vannerie commune.

Une partie de ces commerçants sont dénommés « indigents ». Ils payent quand même un petit loyer.

Dans la nuit du 6 juillet 2015, un incendie probablement d’origine électrique détruit une partie du marché.

Ce marché est toujours très animé. 

Les brocanteurs ont remplacé les fripiers tous les jours de la semaine sauf le lundi.

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