Saint-Nicolas à la ferme de Parnolles 5

Publié le par Roselyne Tellier

Saint-Nicolas à la ferme de Parnolles 5
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D’après la déposition de Marie-Jeanne Monservez, épouse Gallot :                                

Marie-Jeanne Gallot était, vers six heures du soir, avec son mari et ses domestiques auprès du feu, quand deux brigands sont entrés et se sont jetés sur eux à coups de sabre. Elle a reçu un coup à la figure près de la bouche et cassé des dents, et l’ayant laissée par terre sont sortis et sont entrés chez le citoyen Roy.

Puis, étant entrés ont demandé son mari pour le tuer, un autre étant encore rentré l’a frappée à la tête et sur les épaules avec un bâton, puis ils ont poursuivi les domestiques dans une chambre donnant au nord, les ont frappés de coups de sabre et les ont très maltraités.

S’étant retirés et passés dans une écurie aux chevaux, elle en a profité pour se cacher sous le lit du domestique. Les brigands étant encore rentrés et sortis, elle est sortie un instant après, est rentrée chez elle, y a trouvé son enfant de quelques mois, qui n’a point eu mal, sur la couche. Un instant après, étant entrée dans une chambre à côté, elle y trouva son mari sur le plancher dessous l’escalier du grenier, expirant de blessures qu’il avait reçues.

Pendant ce temps, dans la ferme du citoyen Roy , d’après la déposition d’Antoine Charton, le berger :

J’étais occupé à couper la soupe pour la maison du dit Roy, quand j’entendis des cris provenant de chez le citoyen Gallot. Aussitôt j’ai ouvert la porte et je me suis trouvé en présence de cinq à six brigands qui m’ont empêché de sortir, en me donnant un coup de bâton qui m’a renversé par terre. Puis ils sont tombés à coups de sabre sur Jacques Roy et sur Prince en me donnant toujours des coups. Trois autres forcèrent une armoire. Qu’après que les brigands ont pris ce qu’ils ont trouvé et ils ont dit au citoyen Roy : « Vieux mâtin tu en a plus que ça, montre-nous le reste. »

Qu’aussitôt les dits brigands sont entrés dans une petite chambre servant de cave, ont vu dedans l’épouse du dit Roy et le citoyen Pierre Gallot, son neveu, ils l’ont attiré en lui disant : « Il faut que tu nous enseignes la bourse ou je te tue. » Qu’étant sortis de la dite chambre avec les assassins, il se rue sur eux jusqu’à ce que épuisé par les blessures il réussit à s’enfuir et alla malgré sa faiblesse alerter les habitants de Joncreuil.

 

A suivre...

 

Publié dans généalogie

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