Vivre à Paris au XIXè siècle : la famille Grimon 1/6

Publié le par Roselyne Tellier

Vivre à Paris au XIXè siècle : la famille Grimon 1/6
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Vivre à Paris au XIXè siècle : la famille Grimon 1/6

 

Aujourd’hui, je vais tenter d’imaginer la vie quotidienne de cette famille établie à Paris entre 1840 et 1900.

Qu’a t-elle connu, comment a t-elle vécu ? Les bouleversements politiques de cette période ont été évoqués dans les articles antérieurs, c’est pourquoi je ne les détaillerai pas ici.

Les personnages :

Jean Nicolas, le père né en 1805 en Lorraine.

Rose Bonnejoy, la mère née en 1813 en Lorraine.

Marguerite Rose née en 1834 à Saint-Mihiel.

Jean-Baptiste né en 1836 à Saint-Mihiel.

Marie Catherine née en 1838 à Saint-Mihiel.

Marguerite Virginie née en 1847 à Paris.

Alphonse Charles né en 1851 à Paris.

Joséphine Virginie, mon arrière grand-mère, née en 1854 à Paris.

 

Lorsque le cordonnier Jean Nicolas Grimon arrive à Paris vers 1840, il était sûrement seul, comme beaucoup de travailleurs provinciaux plus ou moins saisonniers. Sa femme et ses 3 enfants étaient restés en Lorraine.

Louis-Philippe régnait sur la France. Il avait instauré cette Monarchie de Juillet où le peuple demeurait misérable tandis que  la bourgeoisie s’enrichissait sous le ministère Thiers.

La population rurale commençait à émigrer vers les grandes villes surpeuplant les quartiers aux habitats déjà insalubres.

Jean Nicolas est donc cordonnier. Travaille t-il seul ou pour un patron ? Rien ne me l'indique.

Certains cordonniers travaillaient en échoppe, « cordonnier en vieux ou en neufs ». Ils pouvaient travailler à domicile pour un patron ou se regroupaient dans un atelier qu’ils partageaient. Ils pouvaient se déplacer rapidement, leur équipement étant léger, portable et bon marché.

Les cordonniers étaient fiers d’appartenir à un métier indispensable, mais leur vie était difficile. Leur salaire n’était pas élevé, 1300 f par an en moyenne sous le Second Empire alors que leur loyer était d’environ 300 f  et qu’ils dépensaient 1368 f en nourriture. Ils cotisaient à une société de secours mutuel pour 30 f. Leur femme et leurs enfants devaient travailler.

Ils paraissaient avoir un taux d’alphabétisation et de culture plus élevée que bien d’autres artisans.

Les rapports de police rapportent l’implication importante des cordonniers dans les émeutes et les manifestations populaires.

Nicolas fera, par la suite, venir sa famille pour s'installer dans un petit appartement du quartier dit de « Bonne Nouvelle ».

Peut-être a t-il assisté à la visite de la Reine Victoria en 1843 ou à l’Exposition Nationale de 1844 sur les Champs Elysées.

C’est à cette époque qu’Eugène Suë écrit  Les mystères de Paris et Gounod termine son Requiem.

 

A suivre...

 

Publié dans généalogie

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