Vivre à Paris au XIXè siècle : la famille Grimon 5/6
Vivre à Paris au XIXè siècle : la famille Grimon
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Après la proclamation de la République, un gouvernement de Défense nationale est formé, présidé par le général Trochu.
Gardes mobiles, gendarmes et autres troupes se replient sur Paris. On compte 80 000 hommes de troupe, 115 mobiles et 3000 000 gardes nationaux, beaucoup sont mal formés.
Le 14 septembre, il est interdit de sortir et d’entrer dans Paris. Les combats ont lieu tout autour. On se bat à Athis, la voie du chemin de fer est coupée entre Ablon et Athis.
Les Prussiens se rapprochent de Paris et occupent les hauteurs qui dominent les forts d’Issy, de Vanves, de Montrouge, le plateau du Raincy, Châtillon, Bagneux, Chatou, Argenteuil….
Paris communique avec la province à l’aide de ballons montés.
Il faut pourtant nourrir tout le monde, soldat et population.
A partir de la fin du mois de septembre, la viande se faisant rare, les prix flambent et les mairies d’arrondissement organisent le rationnement.
Des « Fourneaux Economiques » sont installés dans les dépendances des Maisons de secours de chaque arrondissement. Les aliments y seront distribués à prix réduits. Pour 5 centimes on peut emporter un demi-litre de bouillon de bœuf ou 60 g de viande cuite ou 125 g de pain.
On pêche les poissons de la Seine, de la Marne et des lacs du Bois de Boulogne.
Le 6 octobre on crée les « boucheries municipales ». Le 30, il n’y a plus de viande !
On mange les chevaux tués dans les combats, puis ceux que l’on ne peut plus nourrir.
C’est au tour des animaux du Jardin d’Acclimatation en pension au Jardin des Plantes. Les deux éléphants Castor et Pollux sont détaillés pour les boucheries et les restaurants. On mange les chiens, les chats, les oiseaux et les rats sous forme de pâté...3 francs pour un rat, 10 francs pour un chat, 2 francs pour un œuf.
On manque de lait, de farine. Les boulangers font un pain noir fait de paille moisie hachée. Les queues s’allongent devant les boutiques d’alimentation et il faut être muni de tickets de rationnement.
Le 22 novembre, on réquisitionne toutes les pommes de terre.
On distribue du bois et du charbon de bois issus des arbres abattus dans les parcs municipaux.
L’hiver est effroyable. La température descend jusqu’à -20°. La Seine gèle.
Le taux de mortalité double en quelques mois.
Le 5 janvier, le bombardement de Paris commence.
Enfin, le 28 janvier 1871, le pouvoir capitule, on signe l’armistice à Versailles.
C’est la fin du siège.
La France perd l’Alsace et une partie de la Lorraine et doit payer une indemnité de 5 milliards.
Les Prussiens défilent sur les Champs Elysées.
L’Assemblée Nationale s’installe à Versailles.
On déplorera 24 000 français morts ou blessés, dont 47 000 civils et 145 captifs.
Qu’est devenue la famille Grimon ?
A suivre….

