La généalogie est une aventure

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La généalogie est une aventure

 

Je vais reprendre le premier article de ce blog car je pense avoir découvert maintenant une bonne partie de l’histoire aventureuse de mon arrière-grand-mère maternelle. Quelques interrogations demeurent pourtant auxquelles je ne pense pas pouvoir répondre un jour. Mais ne désespérons pas, je n’avais jamais envisagé arriver jusque là !

Marie MICHAUD est née le  24 novembre 1856, 1 rue de l’église,  à Montcenis dans le département de Saône et Loire. Son père François, après avoir été jardinier à Toulon sur Arroux où il a épousé Jeanne Louise DALIGAND, est voiturier, il transporte des marchandises dans une charrette. Le couple a déjà un garçon, Pierre*, né en 1851 à Toulon sur Arroux. La famille quittera Montcenis pour Le Creusot, une ville dont le développement va croissant. En 1862 y naîtra Louise qui ne vivra que onze mois puis Claude en 1867*.

En 1870, Jeanne Louise meurt, Marie a 14 ans.

Le 3 juillet 1877, Marie épouse à Beaune (Côte d’Or)  Louis Claude JARD, commis chapelier. Un contrat de mariage est établi. Curieux contrat dans lequel les époux s’engagent à demeurer chez les parents Jard.

Neuf mois plus tard, le 10 avril 1878, naissait Alphonse, mon grand-père.

Jusque là tout est à peu près normal !

Le baptême d’Alphonse a lieu le 1ier mai à l’église Notre Dame de Beaune, et c’est là que le mystère commence : les noms de ses parents ne figurent pas sur le document, ce sont les noms de ses grands-parents paternels ! les parrain et marraine sont des voisins.

En 1879, Marie demande la séparation de corps, le divorce ayant été aboli en 1816. Je n’ai trouvé qu’un numéro de dossier. J’ignore donc la cause de la séparation.

Alphonse est confié à son arrière-grand-mère Françoise Daligand à Toulon-sur-Arroux. Il semble y avoir vécu une enfance heureuse. Il passe son certificat d’études. Il est reçu premier du canton. Que fait-il ensuite ? mystère jusqu’au décès de Françoise Daligand en 1895. Alphonse a 17 ans.

Entre-temps, le divorce a été rétabli en 1884. Marie Michaud a donc fait transformer la séparation en divorce. Apparemment, elle vit à Beaune à cette époque. Toujours un numéro de dossier, une date de jugement mais rien de plus.

Puis Marie est retrouvée à Paris où Alphonse est envoyé.

Les retrouvailles se passent très mal. Alphonse est mis au travail dans le quartier du Sentier où il est « calicot », c'est-à-dire commis de magasin. Rien n’indique leur lieu d’habitation. Alphonse, pour se faire un peu d’argent de poche, son salaire étant pris par sa mère, fait la claque à l’Opéra-Comique.

Il semble qu’il ait retrouvé son père à ce moment-là car c’est son adresse qui est mentionnée sur le registre matricule en 1898 : Verdun-sur-le-Doubs.

Alphonse répond aux obligations militaires, il est incorporé à Auxonne.

En 1902,   il revient à Paris où il est employé de commerce et loge rue Pascal puis avenue des Gobelins.

Marie, domiciliée rue de la Michodière, est décédée le 21 août 1900, rue de Rivoli. Elle se rendait, d’après l’acte de décès, à l’Hôtel-Dieu. Elle fût inhumée au cimetière de Pantin dans une tombe provisoire avant d’être mise en fosse commune.

Alphonse n’a jamais appris son décès.

Quelques année plus tard, il a placé son père en maison de retraite à Mâcon dont il paya la pension jusqu’au décès en 1930.

 

* Pierre deviendra un des leaders du groupe anarchiste La bande noire. Voir l’article « Dans la famille Michaud, je demande les fils », avril 2016.

 

 

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