L'épicier de Corbère-les-Cabanes 2/2

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L'épicier de Corbère-les-Cabanes 2/2

Anne et Marguerite Bousquet semblent appartenir à un milieu assez privilégié. Elles se fournissent en nombreux articles de mercerie, elles doivent coudre et broder. Elles sont les seules à acheter des bas et des souliers.

C’est le moment de me plonger dans les archives.

A Corbère les Cabanes, il y a plusieurs familles Bousquet.

Ne connaissant pas leur âge en 1862, elles peuvent être célibataires, filles d’un Bousquet, ou épouse d’un Bousquet.

Explorons les recensements: 1856, 1866 et 1876.

Commençons par chercher Anne. Je découvre la première, elle a 16 ans, fille de Thérèse Fons, veuve remariée à François Gorce, propriétaire. Elle aurait 22 ans en 1862. 

En 1866, Anne Bousquet, 19 ans, fille de Jacques , agriculteur de 45 ans, veuf. Trop jeune je pense.

Anne Bousquet, veuve de Pull Michel, maçon, 39 ans. Elle a deux filles de 12 et 18 ans. Elle avait 35 ans en 1862.

En 1876, Anne Bousquet, 33 ans, épouse de Jean Radondy, propriétaire originaire de Thuir. Elle avait 19 ans en 1862, elle s’est mariée à 16 ans. Fille de propriétaires également, il a été établi un contrat de mariage chez le notaire de Millas. Deux petites filles naîtront rapidement.

Je pencherais pour celle-ci et vous, qu’en pensez-vous ?

Passons à Marguerite.

En 1856 nous avons Marguerite Desserès épouse de Jacques Bousquet et mère de Anne Pull, précédemment nommée.

En 1866, ça se complique : Marguerite Serny, 52  ans, épouse de Joseph Bousquet, propriétaires du mas Marabiu, a une fille Marguerite de 21 ans qui épousera Joseph Capdeillayre en 1869, un cultivateur de Camélas.

J’explore aussi la commune voisine de Corbère où je découvre une autre Marguerite, Marguerite Bousquet, 22 ans en 1856, fille d’André, cultivateur et de Rose Tixador.

Quelle est cette Marguerite qui achète une écharpe de soie à Etienne Fabès ? Cela restera un mystère….

Pendant que j’y suis je cherche à en savoir plus sur notre épicier. En 1856, il a 14 ans et vit avec sa mère Thérèse Grau, 48 ans, veuve de Joseph Fabès et sa grand-mère Rose Gally, 72 ans.

En 1866 il a donc 24 ans, il est épicier. Sa grand-mère est décédée.

En 1876, il a épousé Espérance Bartho et deux enfants sont nés : Thérèse  qui a 6 ans et Marie qui en a 5. Marie décédera à l’âge de 20 ans. Thérèse se mariera avec Félix DOUTRES, un maçon du village. Ils auront 3 filles et un garçon Joseph, mort pour la France en 1916.

Ainsi va la vie au village de Corbère les Cabanes.

Etienne Fabès décèdera en 1873 à l’âge de 31 ans, c’est son épouse Espérance qui poursuivra l’activité d’épicière.

Photo Cadastre Napoléonien, Archives départementales des Pyrénées Orientales.

 

 

 

 

 

 

 

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