H comme Hirudiniculteur

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photo Adel Seyam

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H comme Hirudiniculteur

Avez-vous déjà rencontré des hirudiniculteurs ? Sûrement non. Moi non plus mais on en trouve depuis l’antiquité.

Ces mystérieuses personnes, le plus souvent des femmes aimaient faire trempette dans les eaux douces et stagnantes attendant que de charmantes bestioles viennent s’accrocher à leur corps.

Vous avez sans doute deviné que ces hirudinicultrices récoltaient les sangsues, hirudo medicinalis.

Après avoir détaché ces gentilles bêtes de leurs jambes, elles les conservaient dans des bocaux et les louaient aux apothicaires et aux chirurgiens.

Il faut dire que les sangsues sécrètent, dans leur salive, l’hirudine, aux propriétés anti-inflammatoires, anticoagulantes, analgésiques et fibrinolytiques pour dissoudre les caillots sanguins.

Aujourd’hui, plus besoin d’aller plonger ses jambes dans les eaux troubles. Les sangsues sont « élevées », nourries de larves d’insectes, elles sont pêchées au printemps et à l’automne puis mises à jeûner 100 jours au minimum pour qu’elles sécrètent l’hirudine. Elles sont de plus en plus utilisées en chirurgie réparatrice, notamment pour les greffes de peau. Utilisées aussi pour les chevaux.

Alors, si le cœur vous en dit….

 

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