K comme Ker
K comme K
En faisant des recherches dans les communes bretonnes, ma curiosité s’est portée sur les lieux dont le nom commençait par K ou plus exactement par KER.
Ce préfixe désigne un lieu habité : Kerhoad, village au milieu des bois, Kergleuz, près du talus, Kerveilh, près du moulin, Kermenez, sur la montagne….
L’origine des noms de villages se perd dans la nuit des temps.
Il peut être associé au nom d’une tribu, d’un peuple : Limoges, la ville des Lemovices.
D’un personnage qui va imposer son nom : Kaisersberg , l’empereur Frederic II.
Laon Lugdrenensis, du dieu gaulois Lugus.
De la nature ou de la fonction d’un lieu : Brive de Briva le pont, Courbevoie, construite sur un coude de la route Paris-Rouen.
Du nom d’habitants : Bardenac du gaulois Bardos latinisé en Bardanus.
D’un lieu de production : Craonne, la carrière de craie.
Mais revenons au K. J’ai alors eu l’idée de chercher s’il y avait, en France métropolitaine, d’autres communes commençant par la lettre K puisque c’était le sujet de départ.
Hormis la Bretagne (17 communes), elles se trouvent toutes en Alsace Lorraine (50 communes). Mais ce n’est plus le préfixe qui est commun. L’indication de lieu se trouve en suffixe : hausser, berg, willer…
Kalhausen de Kallo, nom d’un homme + haus, la maison.
Katzensthal, le val aux chats
Kaysersberg, montagne (berg) de l’empereur
Kemplich du gallo-romain Camporius (nom d’une personne) germanisé puis transformé en Kemplech en francique lorrain.
Kerprich du germanique Kirch (église) et berg a évolué de Kirchberg, Kirpech, Kyrprecht, Kirprich.
Keskastel du latin Caesarius Castellum
Kizzberg en francique rhénan pour Kerrich (nom de personne) et berg (le mont).
On pourrait encore en énumérer mais j’ai trouvé un petit rebelle : Killem, ni breton ni alsacien mais nordiste, dans l’arrondissement de Dunkerque, petit village d’un peu plus de 1000 habitants dont le nom viendrait de l’ancien néerlandais Hem, propriété et de Killo, nom d’une personne.
.