Q comme Quatre-Champs

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Q comme Quatre-Champs
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Q comme Quatre-Champs

 

« C’est un coin de verdure où chantent les ruisseaux » aurait pu déclamer le poète.

Village bucolique s’il en est au charmant nom de Quatre-Champs.

 Pourquoi quatre ? Sur l’ancienne carte de Cassini, le village se divisait en quatre espaces ; La Converserie, la Pissotte, le Vaux Maillard et le Hua. La Converserie est bornée par la voie romaine au sud, le ruisseau de la Fournelle au nord, à l’est et à l’ouest la Maisenau et la Nau.

L’Hôtel-Dieu de Reims possédait des propriétés et des droits seigneuriaux très importants à Quatre-Champs, encore au début du XVème siècle.

Après le départ des frères et sœurs convers on a conservé le droit de paisson du gros bétail, les droits de fouage et d’herbage. Les pauvres pouvaient aller « à l’herbe » et « au bois mort » pour le chauffage d’hiver.

Jusqu’au milieu du XIXème siècle, les villageois avaient conservé le souvenir d’un droit à l’hospitalisation d’un malade de la localité à l’Hôtel-Dieu de Reims.

A la Converserie on a élevé des bovins, la Pissotte était traversée par un ruisseau du même nom.

Un moulin à vent dominait le Vaux Maillard et le ruisseau la Fournelle faisait tourner les pales d’un autre dans le Hua.

La source dans la falaise abrupte et blanche, le petit bois où chantait le rossignol au printemps, la fontaine Fortier n’existent plus.

Dans ce village est né mon ancêtre Antoine Jolly de Brézillon en 1754 et y ont vécu les ancêtres de mon mari, la famille Lefevre mais aussi les miens, Lefevre également, une famille de militaires au XVIIIème siècle. Les archives sont inexistantes au-delà de la Révolution. Je n’ai donc pas encore trouvé notre ancêtre commun.

Drôle de coïncidence, mon mari étant né en Champagne et moi en Roussillon, nous voilà cousins  dans les Ardennes !

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