T comme Temple

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T comme Temple
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actuel Carreau du Temple

actuel Carreau du Temple

 

                                             

Dans l’ancien 6e arrondissement de Paris (actuellement le 3e) s’étendait l’Enclos du Temple sur plus de 6000 m2, entouré de hautes murailles.

Après la suppression de l’Ordre du Temple les biens passèrent entre les mains de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Le Temple de Paris devint alors la maison du grand prieur de France.

Après remaniements, il restait la grosse tour d’origine qui servit de prison à Louis XVI et à sa famille, démolie en 1811.

Dans cet enclos, on construisit une Rotonde. Bâtie par l’architecte Perrard de Montreuil, les boutiques exonérées de taxes s’y louaient à prix d’or. Cet endroit servait aussi de logement aux débiteurs insolvables qui réclamaient le droit d’asile à l’Enclos du Temple.

La totalité de l’Enclos étant devenu domaine national à la Révolution, on y perça plusieurs rues et on établit une halle « au vieux linge, hardes et chiffons ». Le palais du prieur fut démoli et ce vaste terrain fut divisé. Une partie fut transformée en square, on éleva la monumentale mairie du IIIe arrondissement et le reste fut consacré au marché au linge.

Puis la Mairie de Paris fit construire un marché couvert entre la  rue du Temple et la Rotonde. Edifié en charpente de bois, ce marché rencontra un grand succès. Constitué de 4 carrés : le Carré du Palais Royal pour les tapis, soieries, rubans, gants, plumes et articles de mode, le Carré de Flore pour le linge de maison, le Carré du Pou-Volant pour la ferraille et la friperie et le Carré de la Forêt Noire pour le cuir. Entre ces 4 halles et la Rotonde se trouvait un « carreau » pour les vêtements d’occasion.

Puis, pavillons et Rotonde disparaissent dans la reconstruction générale.

La rénovation urbaine lancée par le Préfet Haussmann va modifier ce marché.

Une structure métallique, édifiée par Jules de Mérindol, remplace à partir de 1860 les 4 pavillons de bois qui seront démolis entre 1863 et 1865.

En 1901, la Ville de Paris envisage la démolition des pavillons inoccupés.

Un seul pavillon va subsister et deviendra le célèbre « Carreau du Temple » haut lieu de la friperie et des vêtements en cuir.

En 1982 ce bâtiment, menacé de démolition, est inscrit, grâce à la mobilisation des habitants du quartier, à l’Inventaire des Monuments Historiques.

Depuis 2012, il y est proposé des activités culturelles et évènementielles.

 

 Documents : Archives de Paris

 

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