X comme Xème
Aujourd’hui, je triche un peu.
Puisque X est l’inconnue je ne l’ai pas trouvée. J’ai un peu dévié vers les chiffres romains en vous parlant du Xème arrondissement de Paris.
Avant 1860 et le rattachement des communes limitrophes, le Xème arrondissement se situait à l’ouest de la capitale, dans ce qui est maintenant le VIIème.
Lorsque Paris passa de 12 arrondissements à 20, le Xème se trouva âtre un arrondissement de l’Est. C’est le quartier des gares du Nord et de l’Est et des hôpitaux Saint Louis et Lariboisière, coupé en deux par le canal Saint Martin.
Marguerite, la sœur de mon arrière-grand-mère a vécu dans ce quartier. En 1879, lorsqu’elle se maria pour la troisième fois, car deux fois veuve, elle habitait 7 rue Corbeau (du nom de l'ancien propriétaire du terrain qui perça cette rue). C’est ce qu’indique son acte de mariage. Elle était ouvrière en ombrelles et son deuxième époux chapelier.
Cet immeuble du n°7 fut construit vers 1860 sur une parcelle de terrain appartenant à la fabrique de l’église Saint-Laurent. Les bâtisseurs, Gabriel Montès et Gabriel Doudain la louent pour 21 ans.
Sans scrupule, ils y bâtissent deux immeubles de 3 et 4 étages, dans lesquels il y a un cabinet d’aisance pour seize logements.
Des familles pauvres s’y installent. D’année en année les bâtiments se dégradent et deviennent de véritables taudis. Au moment de leur démolition en 1999, on comptait 168 logements d’une pièce.
Mais Marguerite avait quitté l’arrondissement pour suivre son nouveau mari, sculpteur modeleur, rue de Belleville.
En 1946, cette rue a changé de nom, c'est maintenant la rue Jacques Louvel-Tessier, un jeune résistant fusillé à Alençon par les Allemands.
On peut encore y admirer cette ancienne imprimerie de 1923 et en face, l'ancien bâtiment de la Compagnie parisienne de distribution d'électricité datant de 1908. Toujours des choses à découvrir à Paris !
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