Une famille landaise 2/7

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Une famille landaise 2/7
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Jean LABAU

Jean ne reprend pas l’exploitation viticole. Il a quitté son village pour s’installer à la grand-ville. Dax est une ville animée, l’activité portuaire sur le fleuve Adour est très importante. C’est ici qu’il faut s’établir. Plusieurs princes et princesses se déplacent dans la « cité des Eaux Chaudes ».

Jean est boulanger.

C’est dans cette ville de Dax qu’il épouse, le 30 Germinal de l’An IV, Catherine DUCASSE, originaire d’Heugas. Sur l’acte de mariage Jean est le seul à savoir signer, d’une belle écriture d’ailleurs.

 Trois enfants naîtront :

- Jean Baptiste, le 24 septembre 1796

- Pierre en 1798

- Arnaud, le 10 mars 1803

L’année 1802, an X de la République, a mal débuté. Les pluies ne discontinuent pas. Les vents d’ouest règnent sans interruption depuis deux mois, quelques coups de tonnerre se font entendre de temps à autre. Les cultivateurs sont dans la désolation et craignent pour la récolte prochaine. Les terres, dans la plus grande partie du pays, sont détrempées par les pluies. Un ouragan a même dévasté plusieurs villages. De nombreuses familles sont réduites à la plus extrême misère. Le mauvais temps a suspendu les travaux des routes rendant difficiles les déplacements.

Les équipages de la 24ème demi-brigade d’infanterie légère avaient été chargés sur une grosse barque et remontaient l’Adour, considérablement enflée par les pluies continuelles. Un coup de vent accueillit cette barque et la submergea. Onze carabiniers ont péri. Tous les bagages et la caisse contenant la solde des soldats ont été engloutis.

Les évènements liés à la Révolution semblent avoir eu des répercutions atténuées dans les Landes. Mais comme dans les autres régions, on a souffert de la Terreur, de la disette et d’épidémies.

Les maires de plusieurs communes se sont rendus chez le préfet pour expliquer que l’assèchement des Landes devenait d’autant plus pressant que leurs villages étaient sans cesse exposés aux inondations pendant l’hiver, tandis que les eaux stagnantes occasionnaient pendant l’été des épidémies funestes et des épizooties ruineuses pour le pays.

Catherine décède le 10 mars 1813. Chargé de famille, Jean, comme la plupart des veufs de cette époque, va se remarier rapidement. Son dernier fils n’a que dix ans alors que les deux aînés sont, comme leur père, boulangers. Le 30 novembre 1814, Jean épouse Marie Judith DELBOS, une veuve.

Ce n’est que le 2 septembre 1856 que Jean décèdera à 83 ans, âge assez avancé pour l’époque.

 Dans le village, le voisin de Jean a tenté la culture de l’arachide. Cette introduction a remporté un vif succès dans le département, cette plante aimant les sols arides et légers. On ne doute pas que cette culture va offrir d’immenses ressources au pays.

La tradition paternelle se perpétue dans la famille Labau, les trois garçons seront aussi boulangers :

Jean-Baptiste, boulanger aubergiste, épouse le 20 juillet 1815 Marie CAMPET, une marchande épicière à Lit-et-Mixe. Ils n’auront que des filles qui naîtront dans le village.

  • Marie Mélie en 1821, qui épousera en 1851 un marchand d’épices, Pierre Grué.
  • Suzanne en 1824.
  • Catherine en 1826, qui épousera un tailleur d’habits, Jean-Baptiste Lafargue.

Pierre, boulanger à Pontonx-sur-l’Adour épousera en 1825 Catherine DARMUSE.

Arnaud (mon ancêtre), boulanger à Dax, épousera le 24 octobre 1825 Catherine DESTAILLATS.

De leur union naît en 1826 Marguerite qui épousera un maître boulanger Jean LAGARDERE.

Puis le 5 octobre 1840  naît Joseph.

Arnaud décède le 12 janvier 1880, douze ans après son épouse.

à suivre...

 

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