Une famille landaise 7/7

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à droite la maison familiale

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Louis Fernand LABAU (Tonton Fernand)

Le dernier Labau

Elève à l’école pratique de Commerce et d’Industrie de Reims, Fernand obtient en 1909 le diplôme d’études techniques et industrielles, spécialité mécanique. Il passe même le permis de conduire les automobiles de tourisme. Il vit avec sa mère rue de Trianon.

Faisant partie de la classe 1913, il intègre, dans le 40ème régiment d’artillerie, le bataillon à cheval, puis devient canonnier de 2ème classe.

Grace à sa profession de metteur au point de moteurs d’avions il est détaché pour être employé à l’atelier de construction de Tarbes puis retourne aux armées en février 1917.

Employé au CM Aviation n°12 de Caen, il est rappelé aux armées le 28 août 1939 jusqu’à sa mise en disponibilité le 13 mai 1940 . Il  s’établit à Boult-aux-Bois pour une vie de retraité.

Son père passait pour un excentrique, lui était qualifié d’original.

Célibataire endurci, il entretenait cependant une relation discrète avec la femme de l’instituteur qui habitait l’école juste en face de sa maison.

Des neufs enfants de l’instituteur, les mauvaises langues disaient que certains étaient de Fernand.

Il était d’une avarice incroyable. N’ayant aucune confiance dans les banques, il cachait ses économies dans sa maison. A son décès, on a retrouvé « le magot » sous le tas de bois.

Il n’achetait rien, cultivant un petit potager, élevant poules et lapins, allant cueillir dans les bois les girolles dont il nous régalait.

Je l’ai toujours vu habillé en bleu de travail, une casquette ou un béret sur la tête.

Pour les rares grandes occasions, il portait les vêtements que mon père ne mettait plus.

Il avait gardé, au coeur du village, la vieille maison de sa grand-mère Fleury qu’il laissait s’écrouler juste pour « emmerder  les voisins", disait-il.

Il demandait à mes parents de lui apporter chaque été le catalogue Manufrance de Saint Etienne qu’il connaissait par cœur.

Un matin, ne voyant pas ses volets ouverts, les voisins l'ont découvert gisant au pied de son lit. Transporté à l'hôpital de Vouziers, il y est décédé . Il avait 81 ans.

Ainsi s'est éteinte cette branche de la famille Labau.

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