Correspondance 1

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Correspondance 1
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Correspondance 1

 

Jean-Pierre TROMPESAUCE, maçon, né à La Trimouille dans la Vienne en 1826 a été déporté en Nouvelle Calédonie en 1872 à la suite des évènements de la Commune. Il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité.

Son épouse, Geneviève dite Madeleine Bourreau, désirant le rejoindre, adresse cette lettre au Ministre de la Marine.

Neuillit sur seine le 9 aoue 1873

Monsieur le Ministre de la marine si je mepermé de vous ecrire sest quelque mot sest pour vous demander pour a ler rejoindre Mon Marie Dans la nouvel caledonie ils me tourmente pour a ler lerejoindre comme je suis Bien décidé dialer comme jais fait Mes reflexion pour partire j’ai meperme de vous faire une Demande si ils est possible Deloptenir jore Bien desiré partire a lafain delautre Mois sils avait une anbarcasion

Monssieur j’ai l’honneur de vous saluer

Femme trompesauce a Neuilly saine rue Desablonville N°5

Cette demande sera rejetée.

La peine sera commuée en déportation simple, puis grâce à l’amnistie de 1880 Jean-Pierre retournera en France où il travaillera comme tailleur de pierres jusqu’à sa mort le 8 mai 1899 à Nanterre.

Son épouse était décédée le 17 octobre 1895 à l’hôpital Tenon à Paris.

  • Documents : Archives Nationales d’Outre-Mer, Aix en Provence

 

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