L comme LERDA
Jean Jacques Pierre Lucien Lerda est né dans les Grisons en Suisse en 1871 d'un père italien et d'une mère suisse. Ils viennent s'installer à Paris, rue de la Roquette, où le père, Jacques, est ébéniste.
Pierre Lerda débute une carrière de chanteur "comique troupier", genre très en vogue jusqu'à la Première guerre mondiale. Ces chanteurs, souvent vêtus d'uniformes militaires serinent des mélodies un peu niaises qui divertissent et amusent l'auditoire.
Pierre rencontre Louise Bogé, une de mes ancêtres, qu'il n'épousera pas mais avec qui il aura trois enfants qu'il reconnaitra.
Pierre, sous le pseudonyme de Lerda est parolier. Il est inscrit à la SACEM, mais ses chansons n'ont pas marqué les mémoires. On en retrouve quand même les partitions." Un vieux coq, Les émancipés, Le soldat Batopieux, Les idées de Bibi...."
C'est une vie itinérante pour Pierre qui se produit dans plusieurs salles de spectacles à Paris. En 1896, c'est le Trianon boulevard Rochechouart, en 1907 le Casino Saint Martin rue du faubourg Saint Martin, en 1908, le Casino de Vincennes, en 1909 le Cluny Théâtre boulevard Saint Germain, en 1921, le théâtre Marjal rue Fontaine.
En province c'est l'Alcazar de Tours, du Mans... annoncé dans la presse locale et spécialisée.
Est-ce pour cette raison que le couple se sépare en 1901 ? Pierre vit alors rue Ramponneau et Louise à Charenton-le-Pont.
Pierre se produit au théâtre sous son nom de Pierre Lerda cette fois. On le voit sur une photo dans la revue Comoedia du 16 décembre 1911 pour la première représentation du "Noël de Gavroche", un sketch-opérette de Fernand Rouvray. A L'Etoile Palace de Vichy. Il tient le rôle du père, "très consciencieux comédien...son succès a été très grand."
Le 31 août 1924, c'est "Charlot à la caserne", un vaudeville de Monjardin et Denis où "Pierre Lerda dans le rôle de l'adjudant Croc est extrêmement drôle". Il joue aussi au Théâtre Cluny, boulevard Saint-Germain. En 1929 il se produit encore à la Gaîté-Rochechouart dans la pièce "Garde ta chemise". Il a alors 58 ans.
Il refera sa vie avec Valantine Barthelemy.
On ne trouve plus trace de lui ensuite. Il vit 63 rue Duhesme, dans le XVIIIème arrondissement.
Le 6 mars 1943, Pierre entre à l'Hôtel-Dieu pour une hémorragie méningée. Il y décède le 24 mars à 71 ans.
Il sera inhumé dans la sépulture de la famille de son beau-frère, 92ème division.
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