Embarqués sur l’Orne pour rejoindre les bagnes de Nouvelle-Calédonie. 18/18
Le 6 mai, les 85 condamnés à la déportation dans une enceinte fortifiée gagnent la presqu'ile Ducos à pied ; elle se trouve à quelques centaines de mètres du débarcadère. Trois condamnés malades sont évacués et, à 9 heures du matin, L'Orne lève l'ancre pour venir se mettre à poste à côté du Rhin et de L'Atlante. Le 7 mai, les 21 condamnées restantes quittent le bord. Le 9 mai, le navire se rend à l'île des Pins où, le 10, il débarque 211 déportés, le 11, 132 et le 12, 109. Le 13 mai, les nommés Evariste Jules et Duboc destinés à la presqu'île Ducos montent à bord, ainsi que Gaillon Pierre arrivé par La Guerrière et classé rapatriable. L'Orne se dirige ensuite vers la baie de Prony, puis le 17 mai est de nouveau à Nouméa où il fait escale jusqu'au 7 juin.
Pour son voyage de retour, il embarque 45 prisonniers canaques qui se rendent à l'île des Pins, 71 condamnés aux travaux forcés originaires des territoires cédés à l'Allemagne et ayant opté pour la nationalité allemande, un condamné à la réclusion et 7 forçats militaires libérés. Tous ces prisonniers seront débarqués à Brest le 13 septembre 1873. Après avoir relâché à l'ïle des Pins le 8 juin, le navire arrive à Sainte-Hélène le 9 août via le Cap Horn et entre en rade de Brest le 11 septembre ; il y restera jusqu'au 16, jour où il se met à quai pour attendre son désarmement qui aura lieu le 24 septembre.
Nous retrouverons l'Orne au 14ème convoi parti de Brest le 1er juin 1875.