De Vinça à Punta Arenas 2/3
La vie à Punta Arenas n'est pas de tout repos ! Tout d'abord, la colonie pénitentiaire qui y est implantée provoque de nombreux troubles dont le pillage des installations des Français en 1875 puis en 1877.
En 1878, le neveu de François, Justin Roca ( le fils de sa soeur Rose) arrivera pour reprendre le commerce, François se consacrant à l'élevage de moutons sur une grande échelle.
En janvier 1879, c'est la rébellion des troupes chiliennes qui anéantira en partie la colonie française avec incendies, vol de chevaux, de matériels et d'armes.
Depuis son arrivée, François assure la liaison administrative entre ces exilés et les autorités françaises de Santiago ; il fait office de consul, de nombreux courriers en témoignent (archives diplomatiques). Il aide les fermiers à évaluer les pertes, demander des indemnités et organise l'évacuation de ceux qui le désirent vers Montevideo ou Santiago. François adresse de nombreux courriers au "Ministre de France " à Santiago.
Son élevage de moutons a pris de l'importance en Patagonie chilienne.
En mars 1879, François et son associé commercial, Jacobo Henderson Dunsmure, vice-consul britanique, embarquent à bord d'un cotre pour une expédition vers la baie de San Gregorio dans le Détroit de Magellan, ayant pour but la chasse aux loups de mer, l'exploration de la zone et le troc avec les indigènes. En cette période hivernale, les tempêtes sont particulièrement redoutables dans le détroit. Le 21 mars, le petit navire sombra. Aucun corps ni débris ne furent retrouvés.
à suivre....
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