Des Templiers à la Révolution (2)

Publié le

Claude Jolly, nommé seigneur de Brézillon, est né vers 1643. Il est écuyer royal et épouse vers 1678 Nicole de Montguyon. Claude décède en 1703 et Nicole en 1724. Ils sont tous les deux inhumés dans l’église de Boult-aux-Bois, au bas de la nef, comme il est indiqué sur l’acte de décès. Claude et Nicole auront 5 enfants dont 3 engendreront une descendance.

Anselme, le fils aîné, né en 1684, hérite des titres de Sieur de Brézillon d’Artaise et du Vivier. Il est écuyer, anobli le 1ier mai 1709 à Versailles par Louis XIV. Il épouse en 1717 Claude Le Lorrain. Dix enfants naissent, quatre atteindront l’âge adulte. Le fils aîné, François Eustache, né en 1723 épouse Judith Lorquet. C’est lui qui hérite du titre et sera gendarme du roi. Ils auront 13 enfants dont 5 survivront.

Son frère Augustin sera manouvrier. C’est l’ancêtre direct de Laure Fleury. Il a reçu une bonne éducation car il signe, sur les actes, d’une belle écriture. Il épouse en 1765 Anne Lefèvre. Leurs enfants s’appellent maintenant simplement « Brézillon » ou « Brésillon » selon les actes.

Mais revenons à ce titre d’écuyer. En quoi consiste-t-il ?

En 1196, les Templiers (ordre religieux et militaire de Chevalerie crée en 1129 à l’occasion du Concile de Troyes) installent à Boult-aux-Bois une Commanderie, défrichant la forêt et mettant les terres en valeur.

Lorsque Philippe le Bel fit disparaître cet ordre en 1307, les biens furent transférés aux Hospitaliers-de Saint-Jean-de-Jérusalem qui poursuivirent l’œuvre en développant la Commanderie de Boult. La guerre de Cent Ans détruisit de nombreux documents. Ce n’est qu’avec l’arrivée du Commandeur Ogier d’Amour en 1581, que l’on peut avoir une idée de la vie de la Commanderie. L’ordre des Hospitaliers prit plus tard le nom de « Ordre de Malte ».

« Ecuyer » est un titre honorifique donné par le Roi aux nouveaux anoblis. L’écuyer prend alors le titre attaché à sa seigneurie.

Je n’ai pas retrouvé l’origine de la famille Jolly de Brézillon. Le nom d’un fief nommé Brézillon n’est pas attesté. Elle pourrait être originaire de Seine et Marne, peut-être de Jouarre ou Rebais mais je n’ai pas encore exploré cette hypothèse. Le plus ancien Brézillon (dont je n’ai pas le prénom) a pu être écuyer du Commandeur de l’ordre de Malte Adrien de Wignacourt. Ce lointain ancêtre est mort très jeune vers 1644 victime certainement de l’épidémie de peste qui sévit à cette époque et qui a décimé une bonne partie du village.

Leur blason est « champagne d’or au lion de gueules accompagné en chef de 3 étoiles de même hauteur couronné ». Ça ne me parle pas beaucoup, je vais essayer d’en trouver le dessin.

Le dernier Commandeur Louis de Macrany fit construire un château sur le lieu de la Commanderie. A la révolution, le château fut vendu et démoli. Il existe toujours à Boult-aux Bois un lieu-dit « La Commanderie ».

Je suis allée voir dans l’église de Boult-aux-Bois s’il restait trace des tombes d’au moins 7 personnes qui y furent inhumées mais un beau carrelage des années 30 recouvre le sol.

Plus de tombes lisibles dans l’ancien cimetière ni dans le nouveau non plus.

Je pensais en rester là…..

A suivre….

Des Templiers à la Révolution (2)

Commenter cet article